Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos.

Évangile selon saint Mathieu, chapitre 11, verset 28

Comment mieux venir à Jésus qu’en débarquant chez lui ? Il était bien là, il m’attendait pour porter le fardeau de mes doutes et de mes questions, pour nourrir ma foi et la faire reposer. Ici, à Jérusalem, à 5 minutes à pied de ma chambre, 2000 ans plus tôt, Dieu avait « tant aimé le monde qu’il avait donné son fils unique afin que quiconque croit en lui ait la vie éternelle »*.
Cette parole m’accompagne quand je prie sur le lieu de la nativité à Bethléem, quand je médite sur le lieu de la crucifixion, quand je communie sur le lieu de la résurrection. Aujourd’hui encore, à Jérusalem, les descendants des premiers croyants perpétuent la tradition, et nous chrétiens continuons de transmettre ce message d’amour. Il est venu au milieu de nous, dans la simplicité d’une crèche, pour mourir pour nous, par amour !
La Terre Sainte, je ne m’imaginais pas cette destination, ni d’ailleurs cette mission de communication à l’École biblique de Jérusalem, mais parce que je ne pouvais pas rester indifférent à l’idée de passer une année sur la terre de l’Incarnation, j’ai dit « oui ».

Depuis presque un an, j’ai le sentiment vivifiant d’alimenter la petite flamme de ma foi grâce aux exégètes avec qui je vis, aux sites bibliques que je fréquente, aux témoins que je rencontre, aux célébrations auxquelles je participe.
Ma mission est une manière indirecte de se poser en « disciple » du Christ, mais ce sentiment de « répondre en fidèle ouvrier de l’Évangile et de sa paix » est stimulant et envoûtant. Je n’avais pas réellement conscience de ce qui m’attendait à Jérusalem. Aujourd’hui, le Psaume résonne en moi : « Bénis le Seigneur, ô mon âme, n’oublie aucun de ses bienfaits ! »***

* : Évangile selon saint Jean, chapitre 3, verset 16.
** : Première lettre de saint Jean, chapitre 1, verset 1.
*** : Psaume 102, verset 1.
Naître disciple à Jérusalem