Grâce à la tendresse à l’amour de notre Dieu »

Évangile selon saint Luc chapitre 1, verset 78

C’est qu’elle grandit, cette petite joie, quand nous en prenons soin, elle n’est pas là pour rester petite.
Annoncée à la voisine, au marché, la voici qui court, elle a soif d’horizon rempli d’hommes et de femmes assoiffés d’une source pure et joyeuse, car nous sommes faits pour un bonheur qui désaltère, nous sommes faits pour la nouveauté que porte toute joie quand elle est une vraie joie, elle nous rajeunit !
« Venez, crions de joie pour le Seigneur  ! »*
La joie, même si elle s’exprime selon la langue, la culture de chacun, reste universelle, destinée à tous, à tous les hommes de la terre. Nous la reconnaissons sur le visage d’un Français, d’un Inuk, d’un Wolof, offerte à tous !
Lorsque Zacharie parle après avoir été muet neuf mois, c’est pour dire la joie. Il bénit le Seigneur.

Il fait connaître au monde la source de cette joie universelle : non pas la puissance d’une armée au chef invincible, non pas une abondance offerte à portée de main distribuée par un père Noël riche et ventripotent.
La source de toute joie est un enfant qui naîtra demain, fruit de l’infinie tendresse miséricordieuse de Dieu, celle qui doit se crier sur le toit du monde, car elle va naître dans la maison commune qu’est notre planète, comme le dit le pape François.
La tendresse du Père miséricordieux prend demain le visage d’un enfant, la joie de Dieu va visiter son peuple cette nuit, la petite joie dont tu as pris soin va devenir une grande joie !

* Psaume 94
La joie d’un peuple