Syméon attendait la consolation d’Israël

Évangile selon saint Luc chapitre 2, verset 25

Nous connaissons cette impatience des amoureux qui ont rendez-vous pour une promenade main dans la main, qui vont monter sur la colline pour admirer ensemble le coucher du soleil… L’attente est déjà baignée de joie. L’attente est pleine de promesses. L’impatience est teintée d’espérance.
Pour l’avent, il en est de même. Quelques jours avant Noël, les enfants sont déjà fébriles. Il y a les retrouvailles avec les cousins, l’accueil des grands-parents, les vacances, le sapin de Noël, les bonnes odeurs autour de la cuisine, la messe nocturne avec les chants joyeux entonnés par toutes les générations, et bien sûr les cadeaux.
Pour le chrétien, il y a l’attente tranquille d’un événement célébré chaque année et chaque année différent. L’assurance que Dieu va venir dans notre vie. L’espérance que Dieu change notre vie. L’impatience que la grâce de Dieu nous aide à affronter la vie.

Dieu vient. Mais ce n’est jamais sous la forme que nous l’avions imaginé. Qui aurait pu croire que Dieu ressemble à un bébé ? Le croyant doit relever autour de lui les indices de la présence secrète de Dieu. Le croyant doit repérer les signes avant-coureurs du passage de Dieu. Il vient à nous. Il est là. Ne le voyons-nous pas ? Une certaine vibration de l’air, une certaine douceur, une divine surprise. Le vrai cadeau de Noël, c’est que depuis 2000 ans nous ne sommes toujours pas blasés de l’accueillir. Depuis 2000 ans, nous célébrons sa naissance avec le même bonheur simple. Viens, Seigneur ! Nous t’attendons dans la nuit. Quelle que soit notre humeur, l’attente de ta naissance transforme notre routine en tendre espérance.

Joie de l’attente