Voici venir les jours où j’accomplirai ma promesse de bonheur pour mon peuple.

Livre de Jérémie chapitre 33, verset 15

Les paroles de Jésus dans l’Évangile de ce dimanche n’invitent guère à la joie. Elles pourraient plutôt nous faire flipper. Le Christ annonce son retour dans le bouleversement des astres, dans la tempête, dans l’affolement des nations et la peur.
Pourtant, j’ai l’impression que ces prophéties apocalyptiques ne nous effrayent plus. Depuis deux mille ans, hélas, on en a vu d’autres : les tsunamis, les bombes atomiques, le virus Ebola, les exterminations, la pollution des eaux maritimes… Les terribles bouleversements planétaires annoncés par l’Évangile pourraient même nous faire sourire s’ils ne venaient de la bouche de Jésus. On pense à Philippulus, le prophète dans l’album de Tintin et Milou, L’Étoile mystérieuse. Il annonce la fin du monde. On l’évacue dans un asile d’aliénés. Nos esprits blasés oscillent donc entre la peur et l’espérance. On voudrait tellement que Jésus annonce un royaume de paix, un avenir radieux.

Ça nous consolerait des malheurs présents. Mais non, Jésus est franc : il prévoit une météo houleuse, une histoire enténébrée, des crises majeures et de profondes dépressions. C’est seulement après la traversée de toutes ces épreuves que nous pourrons enfin nous reposer sur des prés d’herbes fraîches.
En attendant, goûtons la joie simple de la venue de Dieu maintenant. Jésus vient d’abord dans la douceur, dans la joie des anges et des bergers, entouré par la tendresse de Marie et la prévenance de Joseph. Avec lui, nous n’avons pas peur. Au contraire, nous l’accueillons dans l’émerveillement et l’action de grâce. Car le plus grand signe de la manifestation de Dieu, c’est un bébé ! C’est ce tout-petit qui peut nous aider à affronter de très grandes épreuves.

Les signes de la venue de Jésus