Portes, levez vos frontons : qu’il entre, le roi de gloire !

Psaume 23, verset 9

Qu’en est-il de la gloire dans ce monde ? La gloire d’un roi dans l’ancien Viêt Nam se mesure à son tombeau, aussi grand qu’un temple. Dès son vivant, il construit sa future demeure et exige des serviteurs pour le bâtir et l’entretenir.
Des statues de pierre gardent le tombeau : toute la cour est alignée, le cheval et les soldats, prêts à servir et se soumettre à ce roi de pierre recouvert d’or. Tout à l’opposé, notre foi nous présente un roi naissant dans une mangeoire, les bras de sa mère comme berceau. Crèche inattendue, humble et ouverte, avec pour tout garde un âne et un bœuf, et pour l’entourer quelques va-nu-pieds attirés par les anges. Mendiants du monde et roi mendiant trouvent ici une place, la dernière.

Les rois de la terre pensent dominer sur un empire éternel. Mais inéluctablement, un jour, une année, il chute, tombe en poussière et dans l’oubli. Ainsi, passe la gloire du monde. « Eux, ils plient et s’effondrent ; nous, debout nous résistons. »*
On peut parfois détruire nos églises, mais on ne peut détruire l’Église, car née du côté transpercé de son roi, elle est constituée de pierres vivantes, traversant siècles et océans. La pierre de fondation est le Christ vivant. Toi, tu peux apporter ta pierre en offrant ta vie. La gloire de Dieu, c’est l’homme vivant.**

* : Psaume 19, verset 9
** : St Irénée de Lyon
Roi de gloire