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À vous la parole (3 commentaires)

« Très beau témoignage, cher frère. On a vite fait de mettre une étiquette sur les personnes. Si on pouvait réfléchir avant de parler. Le prophète, lui, n'écoute que son coeur; il agit sous l'impulsion du Seigneur. On peut être prophète comme le petit Samuel. Je me souviens quand j'étais petite, il y a plus de quatre vingts ans, ma grand mère m'avait donné un sou troué pour aller m'acheter des bonbons, petits pois, haricots de toutes les couleurs. J'y allais toute joyeuse, quand j'ai vu une vieille mendiante qui me tendait la main.
Tant pis pour les bonbons, je lui ai donné mon sou troué.
J'en ai toujours un dans une tirelire, je ne peux pas oublier celui que j'avais donné de bon coeur. »

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Marie Jeanne - 10 décembre 2019 - 21:39

« Oui, il est des hommes, des femmes, tels cette soeur. Elle me rappelle cette veuve mettant ses deux piécettes dans le trésor du temple (Lc 21, 1-4) et dont Jésus dit qu'elle a mis là "tout ce qu’elle avait pour vivre", toute sa vie. Il est des personnes qui, comme elle, en donnant, donnent tout d'eux-mêmes. Ce n'est alors pas tant ce qu'ils donnent qui est important, ce qui l'est c'est l'esprit dans lequel ils donnent. Il est des dessins d'enfant qui valent tous les Picasso du monde, des fleurs de bord de chemin à faire pâlir les lys, des sourires plus rayonnants que tous les feux d'artifices. Une question de regard peut-être. Ces gens-là ont le regard qui aime.
Des hommes, des femmes, qui ne font pas de bruit. Cette veuve, seul Jésus l'a vue, seul Jésus a compris ce qui se jouait là. Jésus qui nous invite à voir ces personnes, à voir leurs gestes par son regard. Jésus qui nous dit peut-être aussi que, si personne ne voit, ne comprend nos "piécettes", nos sourires, lui - "celui qui scrute les reins et les cœurs" (Ap 2, 23) - les voit. Lui sait leur poids d'amour, et l'essentiel est là.
Grand merci fr Rémi! »

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Audrey - 04 décembre 2019 - 22:15

« J'ai connu une religieuse envoyée dans un pays d'Amérique latine. Là-bas les religieux et religieuses sont vénérés. Elle m'a raconté qu'un jour étant montée dans un bus le chauffeur lui a fait signe d'aller s'asseoir sans la faire payer. Juste derrière elle une pauvre femme n'avait pas pu monter faute d'avoir pu payer sa place. Elle m'a dit que depuis ce jour là en concertation avec ses sœurs elles ont décidé de ne plus sortir en habit religieux.
Cordialement. »

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Lorette - 03 décembre 2019 - 23:27

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